


Début janvier, la Karavane humanitaire décollera de Lisieux, en Normandie, pour atterrir 10 jours plus tard sur les côtes grecques. Elle comportera :


Le tracé réalisé jusqu’en Grèce comportera de nombreuses étapes préalablement programmées. A chaque étape, soit nous serons accueilli.es par des collectifs locaux soit nous installerons un stand sur la place du marché afin de mener des actions de sensibilisation auprès de la population locale sur le sort des personnes exilées aux portes de l’Europe. Un parallèle sera fait avec la situations aux frontières franco-britanniques et franco-italiennes.
Si vous êtes une association/collectif engagé.e pour la cause des exilé.es. et que vous vous trouvez sur notre tracé, n’hésitez pas à nous contacter.


La Karavane humanitaire s’inscrit dans la continuité de notre partenariat associatif avec Stand by me Lesvos, association grecque qui, entre autre, propose des ateliers à destination des deux publics les plus vulnérables à l’intérieur du camp :
« La population actuelle du camp est d’environ 1500 réfugiés. Il y a quelques mois, ce nombre était d’environ 1000, alors qu’il y a deux ans il atteignait 3000. Les autorités déploient des efforts considérables pour accélérer le traitement des demandes d’asile afin qu’un grand nombre d’exilé.es ne restent pas longtemps à Lesbos. A l’heure actuelle, iels restent dans le camp pendant deux à trois mois en moyenne, tandis que les cas les plus complexes peuvent y rester pendant six à huit mois. Le faible nombre de réfugiés s’explique donc par la courte durée de leur séjour sur l’île avant leur transfert vers le continent ou vers d’autres pays. Les arrivées restent toutefois nombreuses, et malheureusement, beaucoup d’entre elles ont lieu par mauvais temps et en mer agitée, ce qui conduit trop souvent à des accidents tragiques au cours desquels des hommes, femmes et enfants perdent la vie lors de la dangereuse traversée. Dans le même temps, les gardes-côtes continuent de mener des opérations « push backs » dangereux, comme en témoigne un incident récent qui a entraîné la noyade de quinze personnes près de l’île voisine de Chios. Pendant leur séjour ici, les réfugié.es sont confrontés à plusieurs difficultés, telles que les barrières de la langue avec les autorités et habitants, la mauvaise qualité de la nourriture et les conditions de vie. Iels vivent dans des conteneurs ou tentes à 8 à 10 personnes. Iels souffrent du manque de vêtements également, car iels n’arrivent avec presque rien. Notre travail vise à remédier à ces problèmes, en accordant une attention particulière aux femmes, qui constituent le groupe le plus vulnérable parmi la population migrante. » Michaelis Aivoliotis

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