L’acheminement d’une aide d’urgence aux personnes exilées.

Début janvier, la Karavane humanitaire décollera de Lisieux, en Normandie, pour atterrir 10 jours plus tard sur les côtes grecques. Elle comportera :

  • De la nourriture : farine, du riz, des haricots, du sucre, du thé, des pommes de terre, du lait, des œufs, du concentré de tomates, de l’huile de cuisson et des légumes ;
  • Des vêtements d’été pour enfants, femmes, hommes. Des chaussures propres et par paire ;
  • Des protections hygiéniques ;
  • Vernis à ongles, couleurs pour les cheveux, dentifrices, brosses à dents, protection solaire et contre les moustiques.

    Si vous souhaitez nous envoyer un élément de la liste, différents points de collectes sont mis en place à Paris, Caen, Lisieux, Marseille et Toulouse. Merci de nous contacter sur l’adresse papillons.aube@gmail.com.
ACTIONS DE Sensibilisation aux conditions de vie des personnes exilées aux frontières de l’Europe et de la France partout sur notre chemin.

Le tracé réalisé jusqu’en Grèce comportera de nombreuses étapes préalablement programmées. A chaque étape, soit nous serons accueilli.es par des collectifs locaux soit nous installerons un stand sur la place du marché afin de mener des actions de sensibilisation auprès de la population locale sur le sort des personnes exilées aux portes de l’Europe. Un parallèle sera fait avec la situations aux frontières franco-britanniques et franco-italiennes.

Si vous êtes une association/collectif engagé.e pour la cause des exilé.es. et que vous vous trouvez sur notre tracé, n’hésitez pas à nous contacter.

Organisation d’ateliers à destination de deux des populations les plus vulnérables A L’INTERIEUR DU CAMP : les femmes et les jeunes. 

La Karavane humanitaire s’inscrit dans la continuité de notre partenariat associatif avec Stand by me Lesvos, association grecque qui, entre autre, propose des ateliers à destination des deux publics les plus vulnérables à l’intérieur du camp :

  • Les femmes sont confrontées à des inégalités et à des injustices, aggravées dans les camps. L’éducation, notamment les ateliers organisés pour les femmes, offre une solution en fournissant un espace sûr pour les discussions, les cours et les activités créatives, soulignant la nécessité de soutenir le groupe très vulnérable des femmes réfugiées et immigrées.
  • Les jeunes : afin de libérer la créativité des plus jeunes et garantir leur épanouissement, des ateliers à destination des adolescent.es et des plus jeunes sont également proposés.

La situation sur place

Message du president de l’association Stand by me Lesvos sur la situation actuelle DANS LE CAMP

« La population actuelle du camp est d’environ 1500 réfugiés. Il y a quelques mois, ce nombre était d’environ 1000, alors qu’il y a deux ans il atteignait 3000. Les autorités déploient des efforts considérables pour accélérer le traitement des demandes d’asile afin qu’un grand nombre d’exilé.es ne restent pas longtemps à Lesbos. A l’heure actuelle, iels restent dans le camp pendant deux à trois mois en moyenne, tandis que les cas les plus complexes peuvent y rester pendant six à huit mois. Le faible nombre de réfugiés s’explique donc par la courte durée de leur séjour sur l’île avant leur transfert vers le continent ou vers d’autres pays. Les arrivées restent toutefois nombreuses, et malheureusement, beaucoup d’entre elles ont lieu par mauvais temps et en mer agitée, ce qui conduit trop souvent à des accidents tragiques au cours desquels des hommes, femmes et enfants perdent la vie lors de la dangereuse traversée. Dans le même temps, les gardes-côtes continuent de mener des opérations « push backs » dangereux, comme en témoigne un incident récent qui a entraîné la noyade de quinze personnes près de l’île voisine de Chios. Pendant leur séjour ici, les réfugié.es sont confrontés à plusieurs difficultés, telles que les barrières de la langue avec les autorités et habitants, la mauvaise qualité de la nourriture et les conditions de vie. Iels vivent dans des conteneurs ou tentes à 8 à 10 personnes. Iels souffrent du manque de vêtements également, car iels n’arrivent avec presque rien. Notre travail vise à remédier à ces problèmes, en accordant une attention particulière aux femmes, qui constituent le groupe le plus vulnérable parmi la population migrante. » Michaelis Aivoliotis